RER B : offre de transport pendant les vacances d'avril 2026

Pourquoi avoir réduit l’offre de transport pendant les vacances ?

Vous avez été nombreux à nous poser cette question et exprimer votre frustration voir votre colère sur X. Voici quelques explications qui nous l’espérons, répondront à vos interrogations.

Du 20 avril au 3 mai, beaucoup d’entre vous ont constaté une baisse de fréquence des trains avec des quais parfois bien remplis malgré une période censée être plus calme. Ce ressenti était bien réel, nous avons effectivement réduit l’offre de transport, comme nous l’avions indiqué sur notre fil X et en gares.

Et pourtant direz-vous, entre les voyageurs habituels, les touristes, et le report de la ligne 4, en partie fermée sur la même période, l’affluence n’a pas diminué autant qu’habituellement pendant ces vacances.

Alors, pourquoi avons-nous réduit l’offre de transport alors que la demande restait forte ?

Le cœur du sujet : des travaux…

Pendant ces vacances, des travaux ont été mené (sur les voies et circuits) par les équipes de SNCF Réseau pour moderniser le poste d’aiguillage de Gare de Lyon. Objectif : préparer notamment l’arrivée du futur système NExTEO, un nouvel outil, dont nous vous parlerons plus en détails prochainement, qui permettra d’améliorer la régularité de vos trains.

« Mais vous nous direz ! La Gare de Lyon, c’est le RER D, pas le B ! »

C’est vrai, mais tout est lié. À Châtelet, les lignes B et D partagent le même tunnel. C’est ce qu’on appelle une interface. Le poste de signalisation de Châtelet communique en permanence avec celui de la Gare de Lyon. Donc si on modifie l’un, l’autre est forcément impacté, c’est pourquoi la ligne B a également été concernée.

Les conséquences de ces travaux sur la circulation de vos trains

À cause de ces travaux physiques sur les voies et les circuits, le centre de supervision du RER B (le CCU de Denfert) est devenu momentanément « aveugle » sur une partie de la zone de Châtelet. De manière imaginée, c’est comme si un conducteur de bus n’avait plus de rétroviseurs.

RER B : CCU

Nous avons donc dû passer en commande locale pour piloter la circulation depuis le Poste de Manœuvre Local (PML) situé à Châtelet : un poste de commande plus petit et dont les outils de supervision à disposition sont moins performants que ceux du CCU.

Le choix de la raison : réduire l’offre

C’est là que le choix du plan de transport est intervenu. Thomas Barrois, responsable de l’offre de transport au RER B, nous l’explique très bien : « faire passer 20 trains par heure avec un pilotage en local dégradant la supervision des trains, n’aurait pas été réalisable ».

Avec une offre complète dans ce contexte :

  • Les trains auraient été plus difficiles à réguler
  • Les retards se seraient accumulés
  • Et la situation aurait pu devenir… chaotique

En clair, vous n’auriez pas mieux voyagé. « C’était la solution la plus raisonnable et optimisée pour maintenir des circulations fluides et sécurisées malgré les travaux » rajoute Thomas.

Des facteurs additionnels

Vous allez me dire que les quais étaient quand même bondés. C’est vrai, car trois facteurs, dont deux imprévus, se sont cumulés notamment le jeudi 23 avril :

  1. Le report de voyageurs : La fermeture prévue d’une partie de la ligne 4 pour travaux a poussé beaucoup de monde vers la ligne B.
  2. Des incidents le jeudi 23 avril : Une altercation entre voyageurs à Gare du Nord et des problèmes techniques au terminus d’Orsay ont forcé des suppressions de trains supplémentaires aggravant votre ressenti ce jour-là.

En résumé

On a donc dû réduire la voilure en raison de ces travaux et par sécurité. Et on le sait : ces travaux, certes nécessaires à la modernisation de la ligne B, sont pénalisants pour vous au quotidien. Nous tenions donc à nouveau à vous remercier pour votre grande patience.

Pour aller plus loin les travaux Nexteo : explications en vidéo

Cliquez sur l’image pour lancer la vidéo

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