Une nouvelle direction à la tête du RER B
Deux nouvelles personnes ont récemment pris les rênes du RER B : Sandrine Claus, pour la direction de SNCF Voyageurs Transilien et Yann Gerard, pour la RATP. Portrait.
Sandrine Claus, nouvelle directrice de la ligne B unifiée
Au 1er avril 2025, Sandrine Claus a succédé à Pascal Desrousseaux et devient la nouvelle directrice de la ligne B unifiée, ainsi que la directrice SNCF du RER B. Pour rappel, la direction de ligne est occupée en alternance entre la SNCF et la RATP, les deux entreprises co-exploitant ensemble le RER B.
Tout au long de son parcours, Sandrine Claus a occupé plusieurs postes techniques et opérationnels au sein du groupe SNCF. Directrice de l’établissement en charge des grands travaux sur le réseau ferroviaire en Île-de-France de 2013 à 2017 au sein de SNCF Réseau, Sandrine devient ensuite Directrice de l’exploitation des lignes RER E, ligne Transilien P et tramway T4 de 2017 à fin 2021 au sein de SNCF Voyageurs. De 2022 à 2025, elle a été directrice de l’ingénierie et des projets SNCF Réseau pour les régions Normandie, Hauts-de-France et Grand-Est. Elle partage ses ambitions pour la ligne B du RER :
« Presque 1 million de clients de tous horizons comptent sur nous et sur nos collègues de la RATP et de SNCF Réseau, chaque jour, pour leurs déplacements quotidiens, ou pour les accompagner dans des temps forts de leur vie personnelle ou professionnelle. Cela nous honore et nous oblige.
Avec mon homologue Yann Gérard, nous allons mettre notre énergie au service du RER B en poursuivant la dynamique d’amélioration basée sur les actions issues de l’audit Ramette, et en en faisant le tremplin de la réussite des projets de modernisation qui se profilent dans les prochaines années pour la ligne B (arrivée du nouveau matériel MI20, création d’un futur Centre de Commandement Unifié des lignes B et D et modernisation des systèmes d’exploitation et de contrôle – commande). »
Yann Gerard, directeur RATP du RER B
Passionné de service public ferroviaire, Yann Gerard est arrivé en décembre 2024 au poste de directeur du RER B RATP. Depuis 2002, il travaille pour le groupe RATP et a ainsi pu développer une expertise en maintenance des trains, en exploitation, pour un meilleur service aux voyageurs en zone de forte affluence, et en modernisation ferroviaire. De 2002 à 2015, Yann Gerard a pu contribuer à la maintenance et à la modernisation des métros, tramway et RER franciliens. En 2016, il prend la direction de la ligne 2 du métro. Puis, il devient directeur de la ligne 9 du métro de 2019 à 2022, période pendant laquelle la ligne a bénéficié d’un tout nouveau centre de supervision de l’exploitation. De 2022 à 2024, Yann Gerard a géré la maintenance de 50% du matériel roulant du métro, contribuant également à l’arrivée du tout nouveau métro MF19, matériel qui équipera huit lignes de métro à l’avenir. Il partage sa vision pour le RER B et ses perspectives :
« J’emprunte quotidiennement les transports en commun et mesure vos attentes légitimes en tant que voyageurs, comme nous avons pu l’aborder récemment, lors de notre rencontre, en gare d’Antony, à l’occasion du « Rendez-vous de la ligne B », avec d’autres membres de la direction de ligne.
Nous bénéficions d’un soutien sans précédent d’investissements publics pour le RER B. Transilien SNCF Voyageurs et la RATP sont mobilisés pour réussir sa modernisation. Avec Sandrine Claus, nous avons l’ambition d’en faire une ligne d’excellence en Île-de-France : des trains à l’heure avec des mesures concrètes sur notre organisation pour nous améliorer en 2025 ; prochainement, l’accueil d’un nouveau train à deux niveaux pour un meilleur confort ; une modernisation des infrastructures et de nos outils pour accroître la fiabilité de la ligne, une information voyageurs claire et un service en gare répondant à vos attentes. Vous pouvez compter sur mon implication et mon énergie pour être au rendez-vous de cette ambition. »
- L’été 2026, le RER B sera fermé
- Interruption entre Gare du Nord et Aéroport Charles de Gaulle 2-TGV / Mitry-Claye à partir de 22h45
- Interruption entre Châtelet-Les Halles et l’Aéroport Charles de Gaulle 2-TGV/Mitry-Claye, à partir de 22h45
- Interruption entre Aulnay-sous-Bois et Mitry-Claye, les 02 et 03 janvier, à partir de 23h00
Je n’attends pas de réponse. Je veux seulement que vous entendiez le désespoir de milliers d’usagers.
Depuis des années, les voyageurs de la ligne B constatent, médusés, que des rames entières circulent à vide entre Gare du Nord et l’aéroport CDG, tandis qu’eux s’entassent sur les quais dans une promiscuité indigne.
Une rame sur trois reste « directe », et vous avez récemment consenti — du bout des rails — à un arrêt à Aulnay-sous-Bois. Mais c’est tardif, et surtout terriblement insuffisant.
Ces trains continuent de traverser Le Bourget, Drancy, Le Blanc-Mesnil, Sevran, Villepinte, comme si ces gares n’existaient pas. Le Bourget, pourtant, est un nœud majeur : correspondance avec le T11, bientôt avec les nouvelles lignes de métro, et surtout carrefour de dizaines de lignes de bus venant de communes totalement privées de transport ferroviaire. Et c’est Aulnay que vous avez choisi ? Cela en dit long sur votre conception du service public.
Pire encore, ces trains vides empruntent la voie parallèle (voie 1) et provoquent un surcroît de retard endémique aux trains normaux, les seuls à avoir un sens, en les doublant comme s’ils étaient des obstacles.
Cette absurdité était peut-être tolérable il y a vingt ans, lorsque le trafic était fluide et les infrastructures à peu près fiables. Mais aujourd’hui, avec les pannes quotidiennes, les interruptions chroniques, les prétextes qui se succèdent et forment à eux seuls l’unique innovation durable de la SNCF sur cette ligne, maintenir ce dispositif est un mépris manifeste pour les usagers.
Et qui les défend ?
Les associations d’usagers ? Muettes.
Les élus ? Absents.
Votre direction ? Désinvolte.
Nous sommes sans voix et sans relais, face à un système qui poursuit mécaniquement son absurdité, comme s’il était plus facile de laisser tourner un train vide que de le faire s’arrêter là où on l’attend.
Je n’attends rien. Mais j’écris pour qu’au moins cela reste dit.
Bonjour Ahmed,
Je suis navrée des conditions dans lesquelles vous voyagez. Je comprends votre frustration sur la répartition de la desserte des gares. L’offre de transport a évolué avec l’arrêt supplémentaire à Aulnay-sous-Bois après des études approfondies des avantages et des flux de voyageurs dans cette gare, ainsi de la faisabilité technique d’ajouter un arrêt systématique. Sachez que les équipes analysent chaque jour les résultats de ponctualité et les circulations des trains afin de trouver des améliorations pour desservir toutes les gares de la ligne. Aujourd’hui, il y a 20 trains qui circulent par sens, par heure, pendant les heures de pointe. Si nous ajoutons des arrêts supplémentaires et donc que nous modifions l’offre, il faudrait réduire le nombre de trains qui circulent. Avec le niveau de fréquentation de la ligne (moins de 1 million de voyageurs par jour), cela n’est pas envisageable.
La ligne va radicalement changer lorsque le nouveau train sera déployé, avec une capacité de transporter plus de voyageurs et donc faire évoluer l’offre de transport, comme ce qui a été réalisé sur le RER A, après l’arrivée des trains à deux niveaux.
Nous ne sommes pas désinvoltes, mais impliqués et attentifs à vos conditions de voyage, que nous cherchons à améliorer chaque jour.
Bon courage pour vos trajets
Madame, Monsieur
Tout d’abord je vous felicite pour vos promotions.
Mes questions sont simples :
1. Quand serons nous débarrassé des mendiants en tout genre qui circulent dans les rames du matin au soir et du soir au matin ?
2. Quand serons nous débarrassé des trottinettes et vélos en tout genre que l on voit au heure de pointe? Ne serait-il pas possible des les cloitrer dans un bout de rame plutôt que de polluer tous les wagons et bien sur les contrevenants seraient sanctionnés par une forte amende.
je vous souhaite bon courage
Très sincèrement
R. Nadaud
Bonjour Monsieur Nadaud,
Nous vous remercions pour votre commentaire chaleureux. Comme expliqué lors du tchat du 17 juin, avec les directeurs de ligne, « des équipes de sûreté et de médiation sont présentes dans nos trains et dans nos gares, en lien avec les services de police. Ils effectuent de nombreuses actions de sensibilisation (les pieds sur les sièges, les nuisances sonores, la mendicité, l’interdiction de fumer…). Depuis le début de l’année jusqu’à fin avril, ce sont par exemple plus de 850 actions de prévention et verbalisation ont été menées sur les pieds sur les banquettes, plus de 800 sur des souillures…« .
Concernant les vélos : ils ne sont autorisés qu’en heures creuses, dans les voitures de tête et de queue de train, là où sont apposés des stickers qui indiquent à l’extérieur où monter avec son deux-roues. Pour les trottinettes, nous réalisons de nombreuses communications pour rappeler de plier son équipement dans le train et l’interdiction d’en faire dans les espaces de transport. La RATP a aussi fait évoluer le montant de l’amende associée au manque de respect de ces règles, lors de verbalisation.
Bonne journée et à bientôt sur le site du RER B.
Bonjour,
Voici une nouvelle habitude d’exploitation épouvantable : faire descendre les voyageurs en provenance de Mitry ou de Roissy CDG à Aulnay sous Bois en rendant le train terminus. Les pauvres voyageurs, avec leurs bagages, sont contraints de descendre et remonter les marches sans escaliers mécaniques. Les voyageurs qui font le plus long trajet sont encore une fois les plus pénalisés, se retrouvant debout et compressés tout cela pour se faciliter la régulation de la ligne. C’est également une aberration en terme de qualité de service sur une ligne avec une interconnexion qui a pour but de ne pas interrompre le trajet du client. Je doute fort qu’Ile de France Mobilités valide cette pratique. Je vous serai donc grée de reconsidérer cette pratique afin d’en limiter l’usage aux cas très dégradés et non plus à un usage au quotidien comme c’est devenu le cas.
Cordialement
Valérie
Bonjour Valérie,
Nous vous remercions pour votre message et nous comprenons parfaitement votre frustration et nous en sommes sincèrement désolés.
Pour répondre à votre interrogation sur ces terminus improvisés à Aulnay-sous-Bois, il ne s’agit pas d’une « habitude d’exploitation » visant à simplifier le travail des équipes, mais de mesures de régulation indispensables en cas d’incidents ou de perturbations.
Voici pourquoi les régulateurs de la ligne sont parfois contraints de prendre ces décisions :
– Maintenir la fluidité : Lorsqu’un retard s’accumule, les trains s’enchaînent trop près les uns des autres. Pour éviter une saturation complète de la ligne, ce qui va provoquer de la rétention en gare, il faut parfois raccourcir le parcours d’une mission.
– Combler les « trous de desserte » : Si un incident a bloqué des trains dans un sens, il n’y a plus de trains disponibles pour assurer les départs dans l’autre sens. Rendre un train terminus à Aulnay permet de le renvoyer plus rapidement vers Paris ou le Sud pour éviter que d’autres usagers n’attendent 20 ou 30 minutes sur un quai sans aucune solution.
Ces mesures sont toujours un dernier recours. Les régulateurs doivent arbitrer en temps réel entre la gêne occasionnée pour les voyageurs d’un train spécifique et la paralysie potentielle de dizaines de milliers d’autres usagers sur le reste de la ligne.
Nous transmettons votre témoignage aux services concernés afin qu’une attention particulière soit portée à la répétition de ces mesures sur cette zone géographique.